C’est l’une des mesures d’Etat d’urgence décrété par le chef d’Etat pour faire face à la pandémie qui gagne déjà du terrain.

Réduire le nombre de passagers dans les taxis à 3. Une décision insupportable pour les conducteurs, certains ont préféré ne pas travailler en ce début de semaine, parce que fustigent le manque de mesures d’accompagnement disent-ils. C’est donc un manque criard de taxi qui caractérise la circulation de lundi 30 mars 2020 à Conakry.

Le secteur du transport de Conakry connaît une turbulence ces derniers jours. A Sonfonia (commune de Ratoma) par exemple, la circulation est restée paralysée. Rencontrée en quête de Taxi, Thierno Ousmane exprime son désarroi « depuis 6h je suis arrêté ici, vraiment pas de véhicules ce matin, le gouvernement doit revoir sa décision, c’est difficile pour les taxis de prendre une personne devant et trois dernière. Les syndicats ont raison de boycotté la journée d’aujourd’hui » nous confie-t-il.

Couturière de proffession, kadiatou Barry est à l’attente d’un taxi depuis plusieurs heures pour rejoindre le chemin de son travail. Interrogé sur la situation elle lance son crie de coeur « J’ai beaucoup duré ici. Cette situation est insupportable, ce matin les motos taxis transportent les passagers à partir de 30milles gnf par tronçons. On ne peux pas continuer a vivre ainsi jusqu’au levé de cet État d’urgence par le gouvernement ». a t-elle martelé. 

Certains chauffeurs de cet axe n’ont pas voulu rouler leurs taxis aujourd’hui. Nombreux parmi eux que nous avons rencontrés ont plaidé pour la baisse du prix du carburant à la pompe.