Lors de son assemblée hebdomadaire de ce samedi 14 mars 2020, le parti que dirige Docteur Ousmane Kaba a fait des invocations contre la pandémie Covid-19 et contre le pouvoir en place. Il estime que la décision du gouverneur de Conakry visant à interdire tout regroupement de plus de 100 personnes relève du deux poids deux mesures.

Le Coronavirus et “l’entêtement” du pouvoir pour l’organisation du référendum en Guinée ont été les sujets à l’ordre du jour. Des prières notamment la Fatiha ont été dites pour non seulement éradiquer la maladie dans le pays, mais aussi contre le régime Condé. Alghassimou Diallo est chargé de communication de cette formation politique : « Nous implorons la grâce du tout puissant Allah, de nous donner une bonne santé. Qu’il nous préserve du joug colonial de ceux qui nous dirigent actuellement. Ce régime a fait beaucoup de mal au peuple de Guinée. Pendant ces dix ans là, il n’y a pas eu d’enseignement. Des femmes ont été violées, d’autres mêmes utilisées comme des boucliers humains par un policier à Wanindara là-bas.» assène-t-il.

Cet opposant furieux perçoit la décision du gouverneur Mathurin Bangoura comme une stratégie qui vise à déstabiliser les journées de manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution. Il dit que la piste des résistances actives est envisageable. « Ils ont pris cette décision contre des manifestations et des attroupements du FNDC. Sinon cette décision d’interdire à plus de 100 personnes de se regrouper est sortie hier mais aujourd’hui, au siège du RPG là-bas, il y a des milliers de militants. Nous, nous avons adressé des courriers pour les manifestations donc, on attend d’abord la réponse. Mais si des manifestations pacifiques ne sont pas acceptées, nous allons passer à des résistances actives.» explique Alghassimou Diallo.

Le parti promet que la date du 22 mars pour la tenue du double scrutin législatif et référendaire, ne pourra tenir.
Au terme de cette rencontre, les femmes du PADES, membres du FNDC, ont envisagé d’organiser une journée de sensibilisation axée sur les droits des femmes le 18 mars prochain. Selon elles, ces droits sont bafoués par l’Etat guinéen.

BANGALY