Le SLEG d’Aboubacar Soumah continuera à observer son mot d’ordre de grève lancé depuis le mois de janvier dernier. Contrairement à ce qu’on nous laissait croire, la sempiternelle grève ne conduira pas Soumah et ses syndiqués dans la rue cette fois. Cette proposition vient du bureau exécutif national du SLECG qui réclame les salaires des enseignants au près des autorités en charge de l’éducation.

A cette assemblée, seul le représentant du SLECG à Matam était favorable à l’option de la rue. « Les enseignants de la commune de Matam ont trop souffert, donc il faudrait coûte que coûte, que les enseignants arrivent à leurs fin d’ici la semaine prochaine» dixit Saliou Soumah coordinateur du SLECG de Matam.

Prenant la parole, le coordinateur du Syndicat à Kaloum, Souleymane Sankhon précise que « Le bureau communal de Kaloum a mené des consultations de base. Finalement Le bureau décide d’éviter les manifestants de rue pour l’instant».

La présidente des femmes du SLECG pense également que l’heure n’est pas à la manifestation de rues. «Le moment venu, vous nous verrez dans la rue pour réclamer nos droits, mais aussi réclamer l’éducation des enfants de Guinée qui sont les futurs de demain».

Après les différentes propositions, le Secrétaire Général du SLECG Aboubacar Soumah, a donné une réponse, en se pliant à la voix de la majorité. «Comme la majorité des communes s’est dégagée, pour le moment, nous allons attendre pour une semaine si nos salaires ne sont pas payés, nous allons faire une descente dans les DCE comme on a fait dans les préfectures».

Cette assemblée générale nous a révélé qu’au delà du ministre de l’éducation nationale, le premier ministre chef du gouvernement, fait lui aussi, l’objet de vives critiques de la part des syndicalistes.

DIABY