“Ce qui nous ressemble, nous assemble et nous rassemble” a-t-il voulu que l’on sache d’entrée de jeu.

Un style inédit que “Le Parolier du Sud” met en exergue pour le plaisir des lecteurs.

« Sous le silence de la vie » est une confession poétique qui résume le vécu et tout ce qui gravite autour. Un recueil de poèmes remplit d’émotion, qui dépeint les réalités de vie. Amour, perte, cruauté, mésaventure, espoir, courage et persévérance sont des éléments phares qui s’y retrouvent.

Le partage est au centre de l’univers qui se dévoile au fil des pages, des histoires épiques dans un langage ordinaire destinées aux âmes sensibles, des messages atypiques servis à la table des lecteurs pour s’en abreuver à leur guise.
Cet ouvrage est aussi un espoir qui se cache dans les mots pour apaiser et soigner les maux.

Ce premier receuil est en quelque sorte une invitation dans l’univers littéraire de l’auteur. Il sort de l’ordinaire et permet au jeune poète de se présenter sous un autre jour, sous son meilleur jour. En le parcourant, le goût change et l’on s’aperçoit que sa plume est délicieuse, elle est si différente de celles auxquelles l’on s’est habitué avec d’autres poètes. Elle n’a rien, ou du moins rarement, de mélancolique.

L’écriture du Parolier du Sud est une plume d’espérance. Le verbe du Parolier du sud appelle à l’incandescence de l’amour, à l’indécence d’un amour qui se consume du feu de l’espérance. La verve du Parolier du sud appelle à l’apaisement, au calme, à la sérénité. 

Ce recueil nous offre ce qu’il y a de plus saisissant dans la parole poétique : parabole et images qui titillent notre imagination, mélodies qui interpellent les méandres de notre imaginaire en nous plongeant dans un univers à la fois familier et étranger. La plume est aux portes de la solitude, mais se nourrit en même temps d’expériences vécues, partagées en famille, en amour, en complicité, en proximité. 

Yaya Ezail Kassé est le nom pour l’état civil du jeune Slameur et Poète dorénavant. Pour rappel, il a vu le jour au début des années 90 à Conakry. D’un père ouvrier et d’une mère secrétaire de direction, son destin s’écrit à l’encre du courage et de la persévérance depuis son plus jeune âge. 

Il découvre l’écriture dans les années 2000 pour palier sa timidité de l’époque, qui deviendra par la suite une thérapie. Depuis, il nourrit en secret ce rêve d’être un écrivain jusqu’au jour où un concours de circonstances lui mène dans l’univers de la poésie. Pour véhiculer ses messages dans un environnement de partage, il donne vie au personnage “Le parolier du sud” avec qui il vit une belle aventure à bord de la plume.

Un recueil à lire et un jeune à suivre, de très près.

DARABA