Ce Mercredi 19 Février 2020, boutiques et magasins sont restés fermés à Madina suite à l’appel à la résistance lancé par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

Seuls quelques femmes et marchands étaient perceptibles çà et là, assis devant leurs boutiques, sûrement pour se protéger des personnes mal intentionnées.

Thierno Madiou Sow, 25 ans et commerçant explique: « Généralement, quand il y a manifestation, les boutiques deviennent des cibles, nous gagnons difficilement des marchandises et il n’y a pas de marché, s’ils viennent détruire ou voler tous ces biens, le mieux c’est de ne pas exister, parce que ceux qui vous les donnent ne pardonneront pas »

À Madina-Bordeaux, l’un des pôles d’affaire du marché, quelques commerces sont ouverts. Les propriétaires se défendent de vouloir gagner de quoi manger malgré la peur au ventre. 

Ousmane Diané, âgé d’une trentaine d’années, commerçant de friperies : «  j’ouvre ma boutique parce que je n’ai rien en poche, quand je suis là, c’est avoir de quoi manger. Dès fois les clients ne viennent pas mais aujourd’hui je dirai Dieu merci parce que j’ai eu 4 clients, je prends des risques pour venir, si je reste à la maison, ma famille restera sans manger. J’appelle la classe politique à vite trouver solution à ces problèmes car les guinéens souffrent »

Au marché M’balia, quelques boutiques étaient ouvertes, les autorités de ce marché ne sont pas inquiètes comme le laisse savoir l’administrateur Aboubacar Pedro Bangoura. « Ici, nous n’avons jamais enregistré de cas de vols dans les boutiques ou d’agression suite à ces manifestations du FNDC. Nous sensibilisons nos boutiquiers et les rassurons que force restera à la loi. Nous prenons des mesures chaque fois qu’il y a des manifestations pour ne pas que nous soyons victimes. En cas d’alerte, nous informons les hautes autorités afin qu’elles nous aident à vite trouver solution »

Cette journée de « Résistance citoyenne active et permanente » appelée par le FNDC a connu des échauffourées dans certaines zones de la capitale, notamment sur la route le Prince. Des altercations entre forces de l’ordre et jeunes manifestants ont éclaté à Wanindara, Dar-Es Salam et l’axe le Prince (Hamdallaye). Des manifestantes ont aussi été arrêtées à mains endroits notamment a Matam et Kaloum. Des cas de blessés ont été enregistrés.

Abdy