Ce Mardi 18 Février 2020, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a animé dans l’après-midi une conférence de presse à la Maison de la Presse Guinéenne. Celle-ci portait sur la dénonciation du comportement des structures sanitaires de la capitale qui, refuseraient de recevoir les victimes des répressions policières pendant les manifestations organisées par le FNDC.

Au cours de son intervention, Sekou Koundouno, responsable des stratégies et planification du FNDC ne s’est pas empêcher d’exprimer sa colère face à cette situation: « Si dans un Etat, les structures sanitaires composées d’infirmiers et de docteurs d’État qui ont prêté serment de soigner même le plus pauvre des citoyens guinéens rentrent dans un militantisme aveuglé, à se mettre à la solde du prince et de son clan mafieux, je pense bien que nous sommes dans un Etat néant ».

Poursuivant, le jeune activiste de l’année aux J-Awards Guinée 2017, d’un ton ferme et remonté, a mis en garde les responsables des deux grandes structures sanitaires de la capitale: « Mon message est un message très claire au nom de la coordination du FNDC et qui s’adresse particulièrement aux responsables des deux grands hôpitaux. Ces Docteur Mohamed Awada et Madame Fatou Sikhé Camara, s’ils sont réellement à la solde de Monsieur Alpha Condé, qu’ils ne reçoivent pas dans ces hôpitaux les futurs blessés et morts du FNDC. Ils verront le FNDC de vive voix. Et dans les jours à venir, tout cas de refus que nous constaterons, je vous l’assure la main sur le Coran que le FNDC les traduira devant les juridictions internationales »

Cette conférence intervient à la veille d’une nouvelle journée de “résistance citoyenne active et permanente” programmée par le FNDC et dans un contexte où plusieurs arrestations et déportations par des individus non identifiés sont dénoncées par les « anti-nouvelle constitution »

Abdoulaye  KABA