Campagnes pour le référendum, résistance active, éventuel rejet du recours en annulation contre l’ordonnance relatives au référendum, grève des pharmaciens, grève des enseignants du SLECG, voici l’essentiel des actu‘brûlantes. 

C’est une semaine où presque tout le monde aura son mot à dire. Les pharmaciens, les enseignants et surtout les politiques, plus divisés que jamais. C’est aussi la semaine des discours et des déclarations, car même si les campagnes pour le référendum peinent à démarrer, elles seront quand-même portées à vive voix cette semaine par les partisans du OUI, qui, malgré les manifestations du FNDC et les interpellations de l’occident continuent d’avancer dans leurs objectifs. Les campagnes pour les législatives sont restées monotones, et celles pour le référendum risquent de produire le même effet. Bien vrai que ce sont elles qui vont permettre au chef de l’Etat de motiver les sceptiques et faire voter le projet de nouvelle constitution. Néanmoins, rien ne rassure que ces campagnes seront menées sur toute l’étendue du territoire national, car le FNDC ne semble pas être fatigué. D’ailleurs, il a réactivé sa résistance active et comme la semaine dernière, il demande à ses militants d’observer, les 19 et 20 février la résistance active pour contraindre le pouvoir à renoncer à son projet de nouvelle constitution, qui, selon l’opposition, vise à donner un troisième mandat au président Alpha Condé. Dans la même lutte et pour le même combat, l’opposition a introduit un recours en annulation devant la Cour constitutionnelle de l’ordonnance (2020/011/PRG/SGG) du chef de l’Etat fixant les dispositions relatives à l’organisation du référendum qui sera couplé aux législatives le 1er mars 2020. La Cour constitutionnelle a 15 jours pour examiner le recours, donc avant le 1er mars, jour des scrutins. Mais l’opposition va-t-elle obtenir gain de cause et faire refuser par la Cour constitutionnelle, la tenue du référendum ? A voir l’allure des événements, rien ne rassure, car le premier recours introduit par l’opposition relatif au report des législatives du 1er mars a déjà été rejeté par la Cour constitutionnelle. Néanmoins, la Cour constitutionnelle peut nous surprendre, tout comme les pharmaciens qui menacent d’aller en grève dans les prochains jours. Leur revendication principale qui vise à réduire à trois le nombre de sociétés importatrices de médicaments, n’est pas entendue. Ils avaient déjà menacé d’aller en grève, puis avec l’implication du gouvernement, annulé le mot d’ordre de grève. Mais cette fois, rien ne semble empêcher la grève. Elle risque de concerner aussi les médecins. Le gouvernement va-t-il diminuer le nombre des grossistes, satisfaire les professionnels et empêcher la grève? En tout cas, le pouvoir public n’arrive toujours pas à faire fléchir la totalité des enseignants ni moins le SLECG qui, malgré les primes d’incitation, et le gel de salaires continue la grève.      —