Le 6 février est universellement institué comme journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines. Une forme de violence faites aux femmes et filles. En riposte à ce fléau, plusieurs organisations à travers le monde en font tout un combat pour prohiber la pratique. Nous avons fait réagir les citoyens à l’occasion de cette célébration qui fut des plus remarquables en Guinée

” A mon sens, l’excision est une chose anormale, parce qu’elle a beaucoup de conséquences qui nuisent à la santé de la femme. Et aussi le fait de dire que c’est pour éduquer n’a pas de sens parcequ’il y’a bien d’autres formes d’éducation que de passer par là. Donc, il serait mieux qu’on la banisse” souligne Fadima Koulibaly membre du club des jeunes filles leaders de Guinée.

Certains hommes se sentent aussi concernés par cette situation, Ibrahim Sory Camara est étudiant en journalisme

“Je pense que l’excision est une pratique dont la nocivité n’a d’égal que sa dangerosité.

1- Aujourd’hui c’est devenu un commerce pour les femmes qui le font car beaucoup d’exciseuses ont arrêtés la pratique, cette rareté fait que celles qui s’obstinent à le faire gagnent beaucoup d’avantages financiers et matériels. Elles, en réalité, n’ont aucune valeur éducative à transmettre aux victimes.

2- je pense même que c’est prétentieux et abusé pour nous Hommes croyant de penser qu’il y a un organe de trop dans l’œuvre que Dieu lui même a conçue.

Et de nous mettre à “parfaire” cet organe” a-t-il souligné.

Delphine Loua est étudiante elle nous donne son point de vue ” l’excision est une pratique archaïque, je ne sais pas pourquoi nos parents tiennent encore à ça. Ils ne veulent pas abandonner pourtant je sais pas à quoi ça sert, ça ne colle pas du tout à la réalité. Tous les arguments qu’ils placent ne collent plus , ni l’éducation, ni le besoin de tenir son foyer on n’a pas besoin d’être excisée pour apprendre ces choses là déjà que l’éducation c’est toute la vie je sais pas en quoi un moment peut nous être utile, c’est une question de conscience”

La Guinée occupe toujours la deuxième place après la Somalie et plusieurs personnes y restent encore campées sur leur position à ne pas vouloir abandonner la pratique qui, selon elles est une tradition et doit être maintenue.

Les ONG et associations tout en se multipliant, ne lâchent pas prise non plus. 

Abass D