Résistance active, éventuel couplage des législatives et du référendum, éventuelle reprise du dialogue entre le SLECG et le gouvernement. Voici l’essentiel des Actu’brûlantes de la semaine. 

Après une semaine chargée de violences, de suspicions, de menaces de grève et d’invectives, cette semaine s’annonce plus compliquée que la précédente. C’est celle où le FNDC renouvelle avec fermeté sa décision de s’opposer à une nouvelle constitution, qui pourrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Maintenir la pression, paralyser le pays, augmenter le nombre de victimes des manifestations, montrer une image de crise à l’international, beaucoup d’événements pourraient se répéter cette semaine. Déjà le bureau du procureur parti en fumée à Mamou. A Dalaba, le préfet chassé depuis une semaine, Labé militarisé avec 4 morts, la nouvelle protestation contre le pouvoir risque de gagner du terrain et pousser ainsi le pays dans un tournant sans issue. A Conakry, la protestation de la semaine dernière n’a enregistré aucun mort d’homme. La même prouesse va-t-elle se répéter cette semaine ? Beaucoup d’interrogation et une nouvelle incertaine, mais quand-même très attendue : un éventuel couplage des législatives et du référendum. En tout cas c’est le moment ou jamais. Mais est-ce que le président va prendre ce décret ? Même si la réponse bascule vers le oui, l’allure que prennent les événements voudrait ne pas être trop hâtif. Après tout, c’est le pays où rien n’est surprenant et où on pourrait s’attendre dès cette semaine à une sortie de crise dans le secteur éducatif. Les enseignants du SLECG emprisonnés sont libérés, une première victoire des syndicalistes qui pourrait se matérialiser par une table de négociation afin de permettre aux élèves de poursuivre les cours de façon normale, sans risque d’attaque, ni interruption de cours dans les établissements privés comme la semaine dernière à Matam, Matoto et Ratoma. Mais cette éventuelle reprise des négociations va-t-elle tout changer, va-t-elle répondre aux exigences du SLECG sans rendre les choses difficiles à L’Etat ? Les réponses à ces questions dépendront de la bonne volonté de L’Etat et des syndicalistes de trouver une issue à cette crise qui perdure depuis plus de 2 ans dans le secteur éducatif.