L’humanité a célébré pour la deuxième fois, la journée internationale de l’éducation ce 24 janvier 2020. En Guinée, si aucune action n’a été menée par les autorités en faveur de cette célébration, il faut dire qu’elle n’est pas passée inaperçue. Une association de jeunes élèves et étudiants guinéens, l’a mise à profit pour faire des plaidoyers au près des autorités pour une éducation de qualité pour tous.

Cette date a été proclamée journée internationale de l’éducation en 2018, par l’assemblée générale des Nations unies. Ce, pour mettre en lumière le rôle de l’éducation dans la paix et le développement. Mais ces deux premières éditions ont été célébrées au moment où le secteur éducatif  en Guinée, est plongé dans une crise qui ne dit pas son nom, soutenue par des grèves à répétition. 

Le président de l’association scolaire et estudiantine de Guinée, Kabinet Keïta, explique la portée de l’initiative « nous pensons que l’éducation est la force motrice du changement. Ainsi, nous avons voulu passer le message de notre aspiration profonde à être en phase avec l’évolution du système éducatif. Malgré le contexte de crise, nous avons tenu à organiser cette journée pour permettre aux élèves et aux étudiants de s’exprimer et de dire que nous sommes vivement préoccupés par la situation de l’éducation, tant sur le plan national que sur le plan national ».

Un penseur disait que: « Il n’y a de richesse, ni de force que d’hommes ». On peut donc attester sans risque de se tromper que, pour le développement socioéconomique des nations et la promotion de la paix à travers le monde, l’éducation et l’alphabétisation doivent être une priorité pour les gouvernants. C’est pourquoi à l’occasion de la journée du 24 janvier 2020, ce jeune défenseur du droit à l’éducation, plaide au près des dirigeants mondiaux « les gouvernements sur le plan mondial et sur le plan national, doivent faire des actions concrètes en faveur de l’éducation. C’est-à-dire d’abord, en faire la priorité des priorités. Rehausser le niveau du budget, recruter des enseignants de qualité, construire beaucoup plus de salles de classe surtout en zones reculées, en zones rurales où le déficit est encore très remarquable » recommande Kabinet Keïta. 

L’Objectif du Développement Durable 4-Education 2030 sera-t-il atteint ? Alors qu’en Guinée, le taux de scolarisation décroît de plus en plus. Au secondaire par exemple, l’année scolaire 2011-2012 a enregistré un taux net de 29,4% tandis que pendant l’année scolaire 2016-2017, il baissait à 23,84%. Dans le même intervalle de temps au lycée, le taux brut était de 17,0%. Les derniers résultats des examens nationaux démontrent éloquemment que la qualité du système d’enseignement reste médiocre avec un taux qui avoisine les 25% d’admis au baccalauréat unique.

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