Depuis le déclenchement par le FNDC de la «résistance citoyenne active et permanente», la tension est montée d’un cran dans la capitale guinéenne et l’on assiste à la récurrence d’une nouvelle forme de violence caractérisée par des incendies de nature criminelle.

En deux (2) semaines environ, trois cas sont enregistrés. Le premier, celui du marché de Koloma en date du 14 Janvier dernier, aurait été causé par des forces de l’ordre. Une thèse étayée par des vidéos qui ont fait le tour des réseaux sociaux.

Le deuxième cas au cours duquel plusieurs domiciles privés et des véhicules auraient été incendiés est survenu à Hamdallaye dans la commune de Ratoma ce 21 janvier 2020 (environ une semaine après le précédent). Une fois encore les victimes ont pointé du doigt les forces de l’ordre qui, selon eux auraient été en complicité avec des partisans du 3ème mandat.

Ce Mercredi 22 janvier aux environs de 02h un troisième incendie dont l’origine n’est pas encore connue et qui a calciné dix (10) véhicules stationnés, a été enregistré dans la commune de Matam à la Casse (sur l’autoroute Fidel Castro).

Depuis ce dernier cas, les réactions ne cessent de se multiplier dans la capitale. D’aucuns pointent du doigt une main invisible qui serait entrain de manœuvrer et de tout orchestrer en vue d’une division ethnique. 

Certains pour leur part, trouvent que la chose n’est pas nouvelle et accuseraient le pouvoir en place d’en être l’instigateur. D’autres rejettent la responsabilité au FNDC qui serait derrière ce cas et qui envisagerait d’embraser le pays. Seule la justice saura prouver l’une ou l’autre thèse.

Par ailleurs, quand on sait que les principales zones affectées (Koloma, Casse, Hamdallaye) sont réputées être des fiefs respectifs de l’opposition et de la mouvance, l’on est en droit de se demander s’il n’existe pas une corrélation entre ces différents événements et s’ils n’étaient pas la conséquence d’une vendetta en émergence, nourrie par les deux extrêmes.

Pour l’heure, rien de clair ne filtre pour ne pas être prospectif. Aucune arrestation n’a été effectuée par les autorités compétentes. Celles-ci laissent entendre que “les enquêtes sont en cours”.

Abdoulaye.