L’on se rappelle encore de ce lundi,  22 janvier 2007 comme si c’était hier. A l’appel de l’inter-centrale syndicale CNTG-USTG, quand le peuple de Guinée se dressait contre le régime de feu général Lansana Conté. Un mouvement populaire soldé par des morts et des dégâts importants. 13 ans après, le président du conseil national des organisations de la société civile guinéenne, témoin oculaire des faits, se souvient d’un événement triste. 

« C’est un souvenir triste. Triste pourquoi, parce que des centaines de jeunes ont été tués. Et leurs familles n’ont pas eu droit à la justice. Non seulement, ils n’ont pas eu justice et même une reconnaissance politique ou morale pour immortaliser ces enfants qui se sont sacrifiés pour que notre pays puisse changer de cap » se rappelle le président du CNOSCG.

Et la désolation reste de mise chez lui. Car de 2007 à nos jours, rien n’a changé en termes de sécurité en Guinée, et les guinéens n’ont pas encore tiré les leçons de cette histoire cauchemardesque. « Les mêmes réalités existent encore. Les guinéens n’ont pas tiré les leçons des pages tragiques. Et les exactions, les abus et l’insatisfaction de la population, devient de plus en plus cruciale », constate t-il.

Avec la situation socio-politique que traverse le pays, aucune initiative concrète n’a été envisagée cette année, pour commémorer cette date historique. Dr Dansa Kourouma lui, ne souhaite tout simplement plus, un autre 22 janvier, au peuple souverain de Guinée. 

« Je crois qu’on a besoin aujourd’hui d’être mature, de nous asseoir au tour d’une table, poser des différentes équations sur la table et construire un agenda collectif pour sortir la Guinée de ce feuilleton d’instabilité qui ne fait que retarder l’évolution de notre pays. Alors, on n’a pas besoin de reprendre un autre 22 janvier, pour avoir les mêmes résultats. Non! », a-t-il renchéri.

YAM’S