Résistance active du FNDC, ouverture des campagnes électorales, Grève des employés d’EDG, Procès des syndicalistes du SLECG, Opérations d’affichage des listes électorales provisoires, Grève en vue des pharmaciens, l’USTG solidaire aux enseignants qui entre dans la danse, les voyants sont au rouge en Guinée et c’est l’essentiel des Actu’Brûlantes de la semaine.

Alors que tout semblait être mis sous veilleuse, le FNDC a une fois montré ce 13 janvier 2020 son opposition à une nouvelle constitution, qui pourrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Cette fois, la coalition des membres de la société civile et des partis politiques a adopté une autre forme de manifestation dite « résistance active et permanente ». Sans surprise, cet appel a été suivi sur l’axe comme une injonction. Des boutiques et magasins sont restés fermés, la circulation a été paralysée et trois manifestants ont été tuées par balle, dont un à Cosa et deux à Labé. Plusieurs personnes ont été blessées et des pertes matérielles importantes enregistrées, notamment à Labé, à Pita, à Mamou et à Lélouma où la résidence ainsi que le véhicule de service du préfet ont été incendiés par des manifestants.

Par cette nouvelle forme de revendication qui ne définit aucun itinéraire, le FNDC veut en faire une habitude, qui se répète toutes les semaines. Mais le front sait que les jours les plus difficiles sont à venir, car le président de la République a décrété à la troisième journée de la mobilisation, l’ouverture des campagnes électorales pour les législatives que les partis membres du front boudent et promettent d’empêcher par tous les moyens. Au même moment, la CENI, amputée de ses sept commissaires de l’opposition, lance les opérations d’affichage des listes électorales provisoires sur toute l’étendue du territoire national, sachant que dans la commune de Ratoma, il sera difficile de convaincre les électeurs à aller aux urnes le 16 février prochain. Qu’importe! Dans certaines localités et communes de la capitale, les opérations d’affichage ont déjà commencé, non sans difficultés, parce que beaucoup de secteurs n’ont jusque là pas reçu leur listes électorales provisoires, faute de contreplaqués sur lesquels fixer les listes. Pour le moment difficile de déterminer avec précision combien de temps auront les citoyens pour vérifier leurs données alphanumériques, d’autant plus que tous les secteurs n’ont pas commencé l’affichage au même moment. Mais la CENI continue de rassurer, même si déjà des listes électorales sont déchirées et brûlées à Mamou et à Nzérékoré. L’opposition républicaine de sa part continue de dénoncer le fichier électoral et promet de manifester ce mardi 21 janvier 2020 sur toute l’étendue du territoire national.

Parmi les sujets les plus brûlants figurent en gros caractère, le procès des enseignants du SLECG poursuivis pour des faits de menaces, injures publiques, participation non autorisée à un attroupement et usurpation. Le procès très attendu au tribunal de première instance de Mafanco a été l’occasion pour Maître Salifou Béavogui de qualifier le procès de « honte » avant de dire que ses clients rejettent les charges articulées contre eux. Inutile de rappeler que les enseignants du SLECG réclament depuis plus d’un an l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Le verdict des enseignants emprisonnés devrait tomber ce vendredi. A cette actualité se joint la menace pesante de la centrale syndicale USTG. Cette dernière jette le pavé dans la marre pour exprimer sa solidarité aux enseignants grévistes.

Ce lundi 20 janvier marque le déclanchement d’une énième grève, cette fois de trois jours, chez les pharmaciens. Ces derniers exigent la limitation du nombre de sociétés grossistes, répartiteurs évoluant en Guinée, l’installation et le fonctionnement de la brigade de répression « Médicrime » pour assurer la fermeture des points de vente de faux médicaments par les non professionnels dans les marchés et le long des routes et la réinstallation soutenue des pharmaciens à l’intérieur du pays.

Ouvrir un couloir de négociations avec les partenaires sociaux de l’État, notamment le SLECG et l’ordre des pharmaciens, renoncer à l’idée d’une nouvelle constitution tel qu’exigé par le Front anti nouvelle constitution, tenir ou non les élections, c’est l’essentiel des sujets autour desquels gravitera l’actualité en cette nouvelle semaine qui s’annonce très électrique…

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