La grève des pharmaciens qui devait être déclenchée ce lundi 20 janvier, n’a finalement pas eu lieu. Elle était initiée pour dénoncer l’inaction de l’Etat dans la lutte contre la vente illicite des produits pharmaceutiques notamment les grossistes dans les marchés. 

Dans la nuit du dimanche aux environs de 23h 53 minutes, un accord a été finalement trouvé entre l’Etat et le syndicat des pharmaciens de Guinée. Rencontré ce matin par notre rédaction, le secrétaire général du syndicat des pharmaciens de Guinée, Dr Manizé Kolié nous fait le point.

« Depuis le vendredi nous étions en négociation avec le ministère de la santé, mais c’est hier Dimanche 19 janvier 2020 que les points de revendications sur cette plateforme ont été acceptés à l’unanimité »

Dans ce protocole d’accord, le Secrétaire du syndicat des pharmaciens précise qu’il y’a deux  points  essentiels comme conditions que l’Etat doit respecter. Il explique:

«Nos conditions étaient si simples, premièrement c’était la limitation du nombre de sociétés grossistes, deuxièmement le fonctionnement de la Brigade Medicrime qui a déjà son siège et qui sera inaugurée aujourd’hui même par le ministre de la santé». 

Le respect de cet accord permettra aux pharmaciens d’exercer sereinement leur activité car selon lui, ce n’est pas “une guerre d’intérêt  ou une quelconque concurrence”, mais plutôt la sécurité sanitaire de la population qui les préoccupe avant tout.

Il mentionne tout de même que ce n’est qu’une suspension et que la menace pourrait resurgir si aucune suite n’est accordé à leurs griefs dans le meilleur délai.

«Donc nous allons rester pour remarquer les choses dans les lignes, mais jusqu’à là où je me prononce, la grève n’est pas levée mais suspendue. Suspendue parce que je dois tout de suite voir quelque chose, si je ne vois pas quelque chose, je vais appuyer sur l’accélérateur et on va aller en grève » a t-il affirmé sur un ton ferme!