La Guinée continue de s’enfoncer dans les crises qui minent tous les secteurs d’activité, notamment celui de l’éducation nationale. Un domaine pourtant central dans le processus de développement souhaité de tous leurs vœux par les guinéens. Le mouvement syndical guinéen ne cesse de faire montre de division. C’est au tour du Syndicat national de l’éducation (SNE) de s’inviter dans ce branle-bas.

“C’est vraiment triste de voir l’école qui est la crème, le socle et le soubassement de notre Nation tombée en désuétude s’il faut dire ainsi. D’autant plus que ça nous fait trois ans que les mêmes crises sont perpétuelles, récurrentes. D’autant plus que le gouvernement ne fait que déplacer les crises au lieu de les résoudre” s’inquiète le secrétaire général du mouvement, Michel Pepé Balamou.
Pour le jeune syndicaliste, “l’heure est peut être opportune que l’on fasse le diagnostic du système éducatif guinéen, évaluer les anti-valeurs qui rouillent son fonctionnement réel et voir ce qu’on peut faire pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants”.

Un autre frondeur du SLECG d’Aboubacar Soumah ?

Non! répond son secrétaire général. “Le SNE n’est pas opposé à cette grève. Il reconnaît à ceux qui l’ont déclenché le droit constitutionnel d’aller en grève et de défendre leur plateforme. Mais comme nous n’avons été associés, nous n’allons pas les suivre comme des moutons”.
Cependant, connaissant les conséquences néfastes de cette grève sur la vie scolaire des jeunes élèves guinéens, le numéro 1 du SNE invite les parties prenantes à reprendre les négociations pour trouver une issue favorable à cette situation qui perdure. “La solution c’est une volonté politique exprimée par le gouvernement, la solution est qu’il y ait une unité d’action syndicale de toutes les structures syndicales de l’éducation pour qu’ensemble nous puissions nous asseoir au tour de la table et discuter réellement des véritables problèmes de l’éducation. Mais si nous limitons à apporter des solutions de vernissage et essayer d’embellir la chose, je crois que la crise là va toujours perdurer”, indique Michel Pepé Balamou.

L’éducation guinéenne, c’est un secret de polichinelle, est confrontée à de sérieux problèmes. Parmi eux figurent : le manque de formation des formateurs, le faible budget alloué au secteur, la précarité de vie des enseignants pour ne citer ceux-là.

Yam’s