De la commune de Matoto à Kaloum en passant par celle de Matam et Dixinn, il y a eu moins de barricade, mais les artères principales sont restées désertes. Contrairement aux banques et l’administration, le commerce n’a pas fonctionné normalement.

Cette paralysie est la conséquence de la nouvelle forme de manifestation dénommée « La résistance active citoyenne et permanente », à l’appel du FNDC, en protestation contre un éventuel changement constitutionnel.

Quand il n’y a pas de manifestation, ce n’est pas un jour férié, d’habitude, le premier jour de la semaine est très mouvementé à Conakry. Presque tout le monde est sur pied, les axes routiers sont envahis. Ce lundi, les citoyens de la capitale n’ont pas eu droit à cette ambiance.

Sur l’autoroute, en dépit de quelques tentatives de barricade par endroit, la circulation était fluide. Des citoyens vaquaient à leurs occupations mais avec la peur au ventre, car des tensions étaient perceptibles de part et d’autre. Les stations-services le long de la route, recevaient des clients.

Cependant la plupart des boutiques sont restées fermées. C’est également le climat qui régnait à Madina, au grand centre de négoce. Au centre-ville de Kaloum, il n’y a pas eu de problèmes, mais la circulation n’était pas dense. Presque toutes les artères sont restées désertes. L’administration a quand-même fonctionné, les banques ont ouvert les portes.

Le même constat a été à fait à Matam et à Dixinn jusqu’à la belle vue. De ce côté les travaux routiers en cours étaient à l’arrêt. Dans ces différentes communes, si les forces de sécurité stationnaient d’un côté, ils arpentaient d’autres pour empêcher toute barricade. 

Sanguiana